Château de Poncé - Image séparative d'illustration

Le Château

La Renaissance dans la vallée du Loir

Edifié à l’époque de la Renaissance dans la vallée du Loir, à la limite du Vendômois de la Touraine et du Maine, le château se détache sur un écrin de verdure. Sa haute façade de tuffeau blanc séduit de prime abord. Du châ- teau médiéval qui s’élevait aux XIème, XIIème et XIIIème siècle, à mi hau- teur, sur le coteau, quelques vestiges subsistent aujourd’hui : bases de tours rondes, contreforts et colonnettes. On sait qu’au XIIIème siècle, la châtelle- nie de Poncé compte au nombre des « grandes terres» qui reconnaissent le comte de Vendôme pour suzerain.

Au XVème siècle, Jean II d’Angennes, écuyer d’honneur de Charles VII, vend sa terre de Poncé aux Chambray, branche cadette d’une famille de Normandie. Vers 1530, Jean V de Chambray entreprend, en avant de la colline, la construction du château actuel. La seigneurie de Poncé restera dans la même famille, les Chambray, Thiville, Durcet, et de Nonant jusqu’en 1895. Le domaine est alors vendu au comte de Partz. En 1924, il est acquis par le Docteur Charles Latron qui le restaure. En 2010, les nouveaux propriétaires entament une autre campagne de restauration.

L'architecture

L’architecture du Château de Poncé s’inspire directement de ses puissants voisins situés en Val de Loire : Chambord et Azay-le-Rideau. Situé dans la tour centrale, l’escalier desservait deux grands pavillons symétriques. Le décor de la façade est sobre. Celle-ci com- porte quatre niveaux de fenêtres à meneaux. Elle est rythmée par des moulures horizontales très saillantes et des pilastres verticaux plus plats surmontés de chapiteaux très finement sculptés. L’entrée principale se trouvait au Nord, tandis qu’une loggia, dont il subsiste deux colonnettes tronquées, s’ouvrait au Sud vers les douves et les jardins qui s’étendaient jusqu’au Loir. Vers l’Est, deux grandes terrasses retenaient les terres du coteau.

L’environnement du château fut modifié au XVIIIème siècle, les douves comblées, la loggia remplacée par le perron actuel. Le pavillon Ouest disparut au cours du XVIIIème siècle, une construction plus modeste lui succédant en 1804. Le bâtiment des communs fut édifié en 1775.

L'escalier

C’est sans doute l’élément le plus exceptionnel du château. Sur le plan rectangulaire, il comporte six rampes-ou volées droites séparées par des piliers, couverts de plafonds-ou de voûtes ; 136 caissons, tous différents, sont ainsi sculptés dans la pierre. Ce décor est marqué par la Renaissance : motifs végétaux, angelots, salamandres, armoiries. Au rez-de-chaussée, une belle cheminée orne la salle des gardes.